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La fête de l'école s'est terminée à 18h30. « Des enfants qui courent partout. Tout ce que j'aime. » Le lendemain, départ pour huit jours en Afrique du Sud. Au menu : nouveau repérage et réservation des hôtels où résideront les Bleus... s'ils se qualifient pour la Coupe du Monde. Le temps est compté, il faut faire les valises. De toute façon, les interviews ne sont plus d'actualité avant le mois d'août. C'est décidé depuis longtemps. Mais Raymond Domenech est un homme libre. Il apprécie « Sport » et on se connaît depuis trente ans. Alors, il fait une entorse à la règle. D'entrée, je précise : « Je te préviens, ce n'est pas pour ça que je vais te cirer les pompes ». Première réponse, sans surprise : « J'espère bien ! ».

Pourquoi ?

Pourquoi quoi ?

Pourquoi tant de haine ?

Ça, c'est encore un truc de journaliste. Je suis impressionné par le décalage entre ce que colporte la presse et ce que je vis au quotidien. Je prends le métro, je fais les courses, je reviens de la fête de l'école : les gens sont adorables avec moi. En fait, je crois qu'ils comprennent mieux que les médias que cette équipe est en reconstruction et qu'il faut l'aimer. Être patient.

Les gens t'aiment ? Alors, pourquoi te sifflent-ils ? A Saint-Etienne, par exemple...

C'était du dépit. Une soirée ratée. Mauvais match, mauvais résultat, le stade à moitié vide. Ceux qui étaient là étaient influencés par les polémiques.

Facile !

Non. Ce n'était pas un vrai public. Avant le match, ils ont commencé à conspuer Benzema, parce qu'il joue à Lyon. C'est triste, non ?

On a aussi entendu des sifflets et des mots durs contre toi.

A la fin du match, en effet. Le résultat et le match étaient décevants. Cela se comprend. Et puis, pour eux, je reste un Lyonnais. Mais c'est vrai qu'ils m'ont sifflé.

Tiens, cette fois-ci, tu as entendu les sifflets. Au Stade de France, tu l'as nié...

Les sifflets, je les entends, évidemment. Mais je ne dois pas sortir du match. C'est ce que je recommande aux joueurs sans cesse. Il faut rester concentré sur ce que tu as à faire : gagner ! L'adversaire qui chambre, le public qui siffle, tu oublies. Si tu es dans le match, tu n'entends rien. Voilà pourquoi je dis que je n'ai pas entendu.

Et cela crée des malentendus avec une partie du public. Avec la presse, aussi. On entend des anciens joueurs ou entraîneurs à la radio pour qui l'erreur est de ne pas t'avoir remercié après l'Euro raté...

Je m'en tape ! C'est un ou deux avis. Ce n'est pas la vérité. Ils se font payer – très bien d'ailleurs – pour balancer à la télé ou à la radio. Ils font leur « métier » et ça leur permet de bien vivre. Mais cela ne m'intéresse pas. Si seulement ils étaient drôles... De toute façon, c'est biaisé dès le départ. Regarde : quand j'ai mis Gourcuff contre la Serbie, je me suis fait allumer. J'ai estimé qu'il était prêt pour ce type de grand rendez-vous. J'ai eu raison. Mais à quoi bon leur répondre. D'autant plus que nous ne sommes pas encore qualifiés.

Comment vis-tu cette opposition des « 98 » contre toi ?

C'est une légende. Certains s'expriment mais ils n'engagent qu'eux-mêmes. Il n'y a pas de caste ni de tribu alignée derrière la même position. Ce serait vraiment réducteur pour ces champions. J'ai de très bonnes relations avec la plupart d'entre eux.
# Posté le vendredi 26 juin 2009 11:00

Encore une fois, merci à Pauline ( Estelledenis.sky)
# Posté le jeudi 25 juin 2009 18:01

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# Posté le jeudi 25 juin 2009 17:59

Merci à Pauline

Merci à Pauline
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# Posté le jeudi 25 juin 2009 17:52

Merci à Pauline ( EstelleDenis.skyblog.com ) pour les clichés isifa
# Posté le jeudi 25 juin 2009 17:50